Wanda Diaz passion aveugle pour l´astrophysique

Wanda Diaz passion aveugle pour l´astrophysique


J´aime l´astrophysique.

J´aime aussi les personnes qui poursuivent leurs rêves.

C´est pourquoi je partage cet article avec émotion.

Wanda Díaz Merced est l´une de ces personnes d´exception.

Portoricaine de naissance, elle a toujours été tenace.

Depuis toute petite, elle savait ce qu´elle voulait : son objectif se trouvait dans le ciel et au-delà. Elle rêvait de dévoiler les mystères des étoiles.

Cependant, pas toutes les cartes jouaient en sa faveur.

À l´âge de 7 ans elle commença à souffrir de prédiabète.

Maladie qui la marquerait pour toute la vie.

Bien qu´ayant un esprit très logique, elle décida de ne pas donner d´importance à son état de santé et elle choisit d´étudier la Physique à la l´Université de Puerto Rico.

Sa curiosité scientifique a toujours été le moteur qui l´aura poussée vers l´avant.

Malheureusement, la maladie finit par lui passer la facture.

Elle se trouvait à la moitié de ses études lorsqu´une rétinopathie diabétique la frappa sans pitié.

J´ai fait des recherches à ce sujet et j´ai appris qu´il s´agit d´une complication oculaire dérivée du diabète.

Celle-ci détériore les vaisseaux sanguins qui irriguent la rétine.
Résultat, elle devint aveugle.

Comment, une personne aveugle, pourrait-elle se développer au sein d´une carrière scientifique, qui par définition a ses fondements dans l´observation directe de phénomènes astronomiques ?

Et c´est bien là que le courage, l´adaptabilité, la créativité et sa vivacité personnelle la firent aller de l´avant.

Bien qu´il lui aura été suggéré d´abandonner son projet d´études, elle ne baissa pas les bras.

Nous savons tous que lorsque quelqu´un perd l´un de ses sens, les autres sont renforcés afin de relayer celui qui manque.

Et c´est ce qui arriva. Son ouïe prit le contrôle de la situation.

En voilà une manière différente de percevoir l´Univers !

Aidée de la méthodologie d´analyse de données de la NASA appelée « Sonification », Wanda peut contempler l´espace grâce au son. Et bien qu´extraordinaire, elle peut recueillir des informations qui s´avèrent invisibles.
Grâce à l´ingéniosité de l´être humain la Sonification a pu être développée.

C´est une méthode qui consiste à traduire l´information de certains appareils en ondes sonores.

La Sonification utilise le volume et le rythme afin d´analyser les différents aspects des ondes donnant divers résultats.

La méthode fonctionne à merveille avec Wanda ; on pourrait même dire qu´elle fonctionne « les yeux fermés », puisqu´elle obtient bien plus d´informations qu´avec la simple observation.

Même si cela parait incroyable, de nos jours, les distances entre les astres et les éruptions solaires ont pris plus de valeur grâce aux sons.

Wanda étudie tout particulièrement les sursauts de rayons gamma ; ce sont les manifestations les plus énergétiques qui soient dans l´Univers.

Avec cette méthode, elle aide les non-voyants qui s´intéressent à cette discipline ; sans compter que la technique seconde les astronomes en consolidant leurs découvertes.

Ci-dessous, le lien de la vidéo dans laquelle elle nous raconte son histoire plus en détail.

Je m´incline devant elle et conclus en la citant :

« La science appartient à tous et elle est pour tous ».

Wanda Diaz passion aveugle pour l´astrophysique

 

Sargent Pepper´s Lonely Hearts Club Band

Sargent Pepper´s Lonely Hearts Club Band

L´armée du sergent Pepper

Nous connaissons tous les Beatles et nous connaissons aussi la pochette emblématique de leur 33 tours Long Play intitulé Sargent Pepper´s Lonely Hearts Club Band de 1967.

Je vais aborder essentiellement la manière dont elle a été conçue ainsi que les personnages qui y figurent.

Cela vaut la peine d´être divulgué, étant donné que c´est une information pop pour tous les goûts et tous publics.

Les graphistes responsables du design et de l´art innovant de cette pochette d´album sont Peter Blake et son épouse Jann Haworth. D´autres artistes y participèrent mais ce sont eux qui dirigèrent le projet.

Le contenu visuel de l´image de la couverture en imposa à l´époque car innovant, tout comme le contenu musical enregistré sur le disque vinyle.

Autre élément intéressant : ce fut le premier album-concept avec les paroles imprimées à l´intérieur de la pochette du disque.

L´une des théories affirme que la composition de l´illustration serait une allégorie. Il s´agirait de personnages invités aux funérailles des quatre Beatles.

Comme le nom de l´album l´indique, la condition pour apparaître sur la couverture devait être d´appartenir au club des cœurs solitaires.

La rumeur existe que dans cette pochette de disque, entre toutes les paroles des chansons, se cache « l´adieu » de ses trois compagnons à Paul McCartney. La légende urbaine dit que Paul est mort à cette époque le remplaçant un sosie. Mythe ou réalité ?

L´idée de créer une couverture si innovante est “née” de Paul McCartney. Cependant, on suppose qu´il aurait vu le concept auparavant dans le disque du groupe suédois Mercblecket en 1964.

John Lennon fut le principal obstacle que les graphistes ont dû surmonter ainsi que McCartney lui-même. Le choix des personnages qui apparaissent entraîna une longue et polémique discussion.

Cela ressemblait plus à une invitation à une fête ou à une secte plutôt qu´à un soi-disant enterrement. Ainsi, tant Hitler que Jésus-Christ en furent exclus.

Ce qui est surprenant c´est qu’Elvis Presley ne fut pas pris en compte, bien que les Beatles l´admiraient. La raison de son exclusion est inconnue.

Même Gandhi est allé, au début, atterrir dans la liste « des rejetés ». Toutefois il a fini par être rajouté sur la couverture de peur que l´album ne se vende pas en Inde.

Par contre, personne ne sait quel a été le critère utilisé pour qu´Aleister Crowley soit accepté sur la photo ; celui-ci était une personne extrêmement controversée, occultiste, adepte à l´ésotérisme et au satanisme.

Une autre petite anecdote raconte que Tin Tan, acteur mexicain de l´Âge d´Or du Cinéma Mexicain, a été invité à participer et à envoyer sa photo. Ce dernier envoya plutôt une très fine pièce d´artisanat caractéristique du Mexique appelée « Arbre de vie de Metepec ». L´acteur l´envoya a Ringo Starr qui fut ébloui. L´arbre fut photographié et le cliché intégré à la composition.

Il semblerait qu´il y aurait eu une espèce de commun accord entre les Beatles. Ils décidèrent de prendre la photo habillés avec des costumes similaires et que 2 d´entre eux seraient drogués. Ceci est pertinent puisque sur les 4 symboles qui ont été imprimés il y en avait 2 qui « volaient haut ».

Le mysticisme et la magie du quatuor de Liverpool étaient reflétés plus que jamais dans ce matériel musical.

Je vous laisse une liste d´information qui se trouve sur Wikipedia et qui illustre parfaitement qui se trouve où.

Dernier rang:

Troisième rang

Deuxième rang

Premier rang

Autres objets en couverture

  • Poupée de chiffon de grand-mère « The Old Lady », œuvre de Jann Haworth (artiste pop et co-auteur de la couverture du disque avec Peter Blake)
  • Poupée de chiffon représentant Shirley Templeportant un pullover qui dit “Welcome The Rolling Stones“, œuvre également conçue par Jann Haworth. C´est aussi son idée de rajouter le nom du groupe écrit avec des fleurs sur le sol.
  • Le chandelierde céramique mexicain, “L´Arbre de vie de Metepec”.
  • Un poste de télévision
  • Una statue de pierre représentant une petite fille
  • Une autre statue de pierre
  • Une statue rapportée de chez de John Lennon
  • Un trophée
  • Une poupée de la déesse hindoue Lakshmī
  • Un tambour en peau, créé par l´artiste Joe Ephgrave
  • Un narguilé(pipe d´eau)
  • Un boa violet
  • Un Fukusuke, statue de porcelaine japonaise
  • Une figurine de Blanche Neige
  • Un nain de jardin

Personnes qui, au début, allaient apparaître mais qui furent finalement exclues

  • Leo Gorcey– apparaissait à gauche de Huntz Hall. Cependant il fut retiré du montage lorsqu´il demanda $400 pour l´utilisation de son image.
  • Mahatma Gandhi– apparaissait à droite de Lewis Carroll. Mais celui-ci fut enlevé. D´après Paul McCartney, “Gandhi devait être présent, mais le patron de la maison de disques EMI, Sir Joe Lockwood, dit que en Inde ils ne permettraient pas l´impression du disque ; il fut finalement retiré”.
  • Jésus-Christ– était sur la liste de Lennon, mais il fut exclu du 33 tours quelques mois plus tard à cause de la déclaration de Lennon concernant Jésus.
  • Adolf Hitler– apparaissait sur les premières photographies du montage. Il était situé à droite de Larry Bell. Mais en fin de compte, il fut remplacé par Johnny Weissmuller.
  • Timothy Carey– acteur de ciné et de télévision. Bien que sa silhouette se trouve entre celles d´autres personnages, et qu´elle est visible sur des images éliminées, dans l´édition définitive il est caché par la tête de George Harrison; sur le côté droit de son cou, on peut voir la chemise du personnage.

L´armée du sergent Pepper

Sargent Pepper´s Lonely Hearts Club Band

Pedro Fort, Bunker Roy et le Barefoot College.

Pedro Fort, Bunker Roy et le Barefoot College.

J´ai toujours eu envie de participer et de contribuer à notre société en apportant mon petit grain de sable dans le but d´améliorer le bien-être des personnes.

En ce qui me concerne, je mets en pratique l´initiative globale du Design Thinking. C´est une méthodologie qui existe déjà, très actuelle, à laquelle j´aime faire partie.

C´est pourquoi je travaille avec cette mission jour après jour.

Un beau jour, et c´est pour bientôt, je ferai la différence.

Il est vrai qu´il y aura toujours des obstacles, et qu´ils doivent être contournés de manière optimale.

Une stratégie d´affaires bien structurée demande, mis à part tous les concepts de base du modèle d´affaires et autres structures, beaucoup de patience et de vision.

Et l´exemple que je vais exposer n´est pas l´exception.

Roy Bunker est un visionnaire extraordinaire et le créateur d´un concept qui m´a rendu optimiste concernant l´humanité.

Ceci est une histoire pleine de passion, de persévérance et d´ouverture d´esprit de la part de quelqu´un disposé à faire la différence.

Pourquoi, comment et quoi?

En 1972 a été créé le Social World and Research Center (SWRC), connu aussi sous le nom de Barefoot College, organisation bénévole hors pair!

Cette initiative a été mise en place au Rajasthan, en Inde, plus précisément dans le village de Tilonia.

L´idée centrale de ce modèle de collège, fondé par Bunker Roy, part du principe que ce sont les habitants qui vivent dans ces communautés rurales ceux qui doivent être capables de résoudre les différents aspects de la vie.

C´est un endroit où l´on accorde plus d´importance, de valeur et de respect aux connaissances traditionnelles et autochtones, aux compétences pratiques et à la sagesse de village plutôt qu´à un diplôme quelconque.

Ces personnes apprennent à adapter les technologies énergétiques à leur communauté, elles obtiennent les connaissances nécessaires pour se soigner, elles résolvent elles-mêmes les défis que comporte l´obtention de l´eau potable, elles transmettent les connaissances et les compétences propres à leur culture, et enfin, elles créent une communauté de développement durable à travers des études appliquées et méticuleuses.

 

Les habitants des communautés ont le rôle principale: ils apprennent, ils mènent à bien, ils enseignent.

Peu importe si ces personnes savent lire, si elles ont été à l´école, si elles ont la scolarité minimum pour réaliser la mise en œuvre des travaux ; travaux qui normalement exigent plusieurs années d´études.

Bien sûr, pour y parvenir, il faut les former et les préparer directement sur un sujet bien précis, comme par exemple: comment produire et installer des panneaux solaires. Puis, elles les fabriquent et elles les installent.

À tout moment, doit perdurer la notion de que tout ce qui se fait est pour le bien commun. Ainsi les enfants entrent également dans ce concept éducatif. Étant donné que les petits doivent participer, durant la journée, aux tâches familiales, l´école nocturnes a été créée exclusivement pour eux. Ainsi, chacun participe à cette aide mutuelle.

Bunker Roy s´est centré essentiellement sur les femmes et il leur a donné le pouvoir d´être leaders de projets.

Jusqu´à présent le Collège fonctionne merveilleusement bien et il représente un exemple impeccable de conscience et de travail collectif.

Certains diront que ce modèle n´est pas nouveau et que ce n´est qu´un prolongement de la philosophie socialiste. Peut-être. Mais la formule de Bunker Roy (qui d´ailleurs est considéré l´une des 100 personnalités les plus influentes au monde) a fait ses preuves. C´est pourquoi j´espère bien qu´elle persistera encore longtemps.

En fait, le Barefoot College a déjà réussi un changement important dans une grande partie de l´Inde et de l´Afrique. Plus de 3 millions d´individus ont aujourd´hui un travail grâce à ce Collège et à son système.

Je propose de partir à la recherche du Bunker Roy que nous portons tous en nous. Nous avons besoin de beaucoup de personnes comme lui.

Je laisse les liens de vidéos et son site officiel afin de mieux connaître l´homme et son œuvre.

Visitez :

https://www.barefootcollege.org/

Hymnes sans paroles. Pedro Fort

Hymnes sans paroles.

Un hymne national représente une identité, un esprit. Il exprime l´appartenance et la communion de l´individu avec ses racines et la mise en évidence d´une nation face au reste du monde.

Nous les trouvons centrés sur différents styles, tons et thèmes.

Alors que certains de ces hymnes haranguent de manière bélliqueuse, d´autres déclament sur l´espoir, la fraternité, la joie, l´hospitalité, ou tout simplement revendique leur seule existence.

Et, en général, là où ils se rallient tous c´est dans le récit d´une allégorie à la liberté.

Un hymne national est un chant, un emblême au simple fait d´exister, d´être vivant.

Je ne suis pas musicien; mais je sais que la métrique, l´harmonie, les arrangements et naturellement les paroles créent un cadre qui peut apporter du plaisir à nos sens.

Le sujet des hymnes peut être très subjectif, surtout à l´heure de les écouter. Personnellement, je considère que la Marseillaise est l´un des plus beaux.

D´autres sont également renommés comme étant parmi les plus jolis, comme par exemple le russe, le mexicain, le japonais, le népalais, le brésilien, le chinois, ,l´hindou, l´allemand, …

Il y a probablement un “top ten” des hymnes les plus beaux; les humains ont toujours tendance à tout quantifier. Mais dans ce cas il serait absurde qu´une telle liste existe; d´autant plus qu´on ne pourrait jamais satisfaire tout le monde.

Cependant, il est plausible de déterminer quels sont les hymnes les plus écoutés. Mais là c´est une autre histoire.

Par contre, que se passe-t-il avec les hymnes qui n´ont pas de paroles?

Quelle est leur histoire à eux?

L´hymne espagnol, par exemple, est célèbre pour cela; le manque de paroles.

Une corrélation donnant des informations sur le pays, ses gens, ses coutumes ou encore sa philosophie nationale fait défaut.

Par contre, il a un nom. “La Marcha Granadera” (ou “Marche des Grenadiers”) a été sa première dénomination. Puis, plus tard on le renomma “La Marcha Real” (ou “Marche Royale”). Ceci dit en passant, il a un rythme quelque peu militaire. Cet hymne date de 1770 et c´est l´un des plus anciens d´Europe. C´est à cette date que le roi Carlos III le déclara “Marche d´Honneur” officielle espagnole, perdurant jusqu´à nos jours.

Ce qui est curieux c´est que l´auteur est inconnu.

On pense que Manuel Espinoza de los Monteros serait le responsable de sa composition. Cependant, aucun document officiel n´existe prouvant cette théorie.

Ce ne sont pas les propositions de paroles qui ont manqué. Même Placido Domingo a offert de chanter l´hymne si des paroles venaient a être écrites. L´attente continue de voir des vers créés et acceptés pour cette marche.

Que je sache, il y a trois autres hymnes qui n´ont pas de paroles non plus; celui de Bosnie-Herzégovine, celui de Kosovo et celui de Saint-Marin.

Je vous laisse des liens ci-dessous avec quelques hymnes qui valent la peine d´être écoutés pour plusieurs raisons. L´une d´entre elles pourrait être tout simplement de connaître un peu plus au sujet de l´être humain, de ses réalisations et de ses créations liées à des besoins ayant trait à ce monde.

 

Le menuisier, constructeur d´idées.

Le menuisier, constructeur d´idées.

Il se trouve qu´un bon ami à moi m´a dit, qu´ici même à Barcelone, vit un homme des plus étonnants.

Il s´agit d´un menuisier appelé Herminio Fernández Fernández.

Monsieur Fernández est retraité et il consacre une partie de son temps libre à essayer de dévoiler l´un des plus grands mystères de l´histoire; les méthodes de construction des pyramides d´Égypte.

Avant de poursuivre, je dois vous dire que les Égyptiens ont déplacé près de deux millions de blocs de pierres de plus de deux tonnes chacun.

Quand tout simplement on écrit ou on lit à ce sujet, l´esprit n´est pas capable de générer une idée qui se rapproche de ce que cela signifie.

Bien qu´on y pense, il n´y a pas de paramètres de comparaison avec ce qu´on aura pu voir ou vivre qui puisse recréer ces chiffres exorbitants.

Bien ! Et si en plus on rajoute qu´avec la technologie d´aujourd´hui, construire de tels édifices serait une tâche incroyable, on se retrouve encore moins capable de conceptualiser la manière dont les Égyptiens s´y sont pris pour ériger de si prodigieux monuments.

L´ingéniosité de l´être humain se manifeste à travers ces pyramides. Tout comme à travers l´art, l´architecture et une infinité de disciplines qui nécessitent de la médiation de l´homme.

Ainsi, Monsieur Fernández a développé une machine d´une simplicité digne d´être non seulement admirée mais aussi appréciée pour sa créativité, sa fonctionnalité et son exquise hypothèse.

Il s´agit d´un mécanisme, qui, de manière logique, s´adapte aux marches de la pyramide pour aider au déplacement des blocs de façon plutôt aisée.

Le mécanisme se compose de deux montants agencés de cames mécaniques en dents de scie, qui s´appuient sur les marches, et d´une plateforme qui s´adapte à ces cames et qui, au moyen de deux leviers peut bouger des pierres de plus de 100 kilos comme si elles n´en pesaient que 15.

Impressionnant, non?

Herminio raconte qu´il a développé ce mécanisme à partir de logique et d´observation pures, étant donné qu´il n´a créé aucun plan ni fait aucun calcul avant de commencer à construire sa maquette et prototype miniature.

Constatant que c´était faisable à petite échelle, il décida de construire sur la terrasse de son toit, chez lui, la machine avec laquelle il nous montre le fonctionnement et l´effort nécessaire pour déplacer des centaines de kilos, facilement.

Je l´ai déjà dit, les gens qui innovent, qui pensent en dehors des schémas établis à des fins de création ou pour construire de grandes choses, à partir du défi de la nouveauté, ont tout mon respect et ma totale reconnaissance.

C´est pourquoi je lui dédie ce texte et j´espère que de nombreuses personnes le découvriront.

Je laisse cette vidéo qui nous montre l´homme et sa machine en action.

Continuons de construire.

 

 

 

Chicxulub ou la “Puce du Diable”

Chicxulub ou la “Puce du Diable”

La question qui nous brûle immédiatement les lèvres est: “Mais qu´est que ça veut bien dire ce titre?”

Il s´agit du nom du site de collision de la météorite qui aurait causé la disparition de tant d´espèces terrestres, y compris, bien sûr, les dinosaures.

C´est peut-être arrivé – et pourquoi pas? – un jour comme aujourd´hui, mais il y a 65 millions d´années.

L´astéroïde de près de 10 à 15 kilomètres de diamètre, s´est abattu sur la Terre, à temps, au rendez-vous avec le destin.

Il semblerait que sa trajectoire, lors de sa chute sur notre planète, était des plus mauvaises.

Mais j´y reviendrai un peu plus tard, pour le moment je voudrai commencer par le début.

Le centre du cratère se trouve être un village appelé Chicxulub, ce qui veut dire en langue maya la “Puce du Diable”.

Celui-ci est situé dans la Péninsule du Yucatán, au Mexique.

C´est dans les années 1970 qu´aurait été établie la relation entre la chute d´un corps céleste, l´extinction massive d´espèces et Chicxulub.

“L´atterrissage” forcé de ce météore fit une cavité de 300 kilomètres et on suppose qu´il est responsable de la disparition des trois quarts de la biodiversité de la Terre de l´époque.

Quelques minutes avant ou quelques minutes après auraient fait toute la différence quant aux dommages qui ont été causés.

Du moins, c´est ainsi que le perçoivent les scientifiques du monde entier (Mexique, Espagne, Allemagne, Etats Unis, Canada, France, Autriche et Puerto Rico) qui participent à la perforation, à l´analyse et à l´étude du cratère, dans le but d´approfondir sur les conséquences observées dans le changement des courants maritimes des côtes des Caraïbes et du Golfe du Mexique.

Ces scientifiques cherchent également à comprendre les mécanismes du changement climatique et la disparition des dinosaures et autres espèces.

En somme, ils essayent de discerner les engrenages d´une extinction massive à travers leurs trouvailles et leurs observations.

Peut-être pourront-ils également comprendre les conditions qui auront favorisé le développement, l´adaptation et l´évolution de la vie sur cette Terre telle que nous la connaissons aujourd´hui.

Je crois que des arguments et des théories de valeur émergeront de ces recherches. L´une d´entre elles a déjà “fait surface”, directement des profondeurs de la mer. Les rapports indiquent que l´astéroïde est tombé dans des eaux peu profondes, provocant que d´incroyables volumes de soufre (élément extrêmement toxique et mortel) se soient répandus à une rapidité fulgurante, formant ainsi une pluie acide et une obscurité totale, rendant impossible le passage des rayons du soleil pendant une longue période.

Ce fait aurait eu pour conséquence de prolonger l´hiver global terrestre, alors qu´il aurait été plus court si le météore était tombé en pleine mer soit dans l´Atlantique soit dans le Pacifique ou dans une autre partie du globe.

Mais, il devait heurter à l´endroit le plus dramatique! Endroit, qui, paradoxalement, a été prouvé être parfait.

Cet incident, à cet emplacement précis, aurait permis l´émergence de nouvelles espèces, ce qui fait qu´aujourd´hui je peux vous écrire et vous, vous pouvez me lire.

Pour conclure, je vous laisse cette pensé:

Le mécanisme d´un événement pareil, a dû être si prodigieux que l´esprit humain a des difficultés à comprendre dans sa totalité tout ce qui s´est passé autour de cet incident.

J´ai du mal à imaginer le bruit, la succion, les températures, les pressions, le champignon de l´explosion…, en somme, la magnitude “hors de ce monde” que représenta l´arrivée de l´astéroïde.

Je crois que la science devra essayer de calculer les milliers de variantes et d´effets physiques en se basant sur des théories, beaucoup de logique, d´études satellites, de preuves géologiques, et d´observations in situ afin d´être capable de reconstituer un tel cataclysme.

 

 

Le théâtre des Folies Bergère

Le théâtre des Folies Bergère

Quand on déambule dans Paris, la vie se métamorphose.

C´est une ville qui coupe le souffle et qui vous laisse stupéfait.

Ses rues et ses boulevards sont majestueux.

La métropole possède un caractère saisissant et charmant sans pareil.

Elle est pleine de vie et chaque coin et recoin renferme sa propre histoire.

Laissant de côté tant de sujets qui contribuent à la richesse culturelle et historique de Paris, je vais aborder un thème tout particulier et très spécial; le théâtre des Folies Bergère.

C´est un site qui vaut la peine d´être visité et d´être expérimenté.

Ces lieux de spectacles et de divertissements enrichissent la “Ville Lumière”.

Que ce soit les Folies Bergère ou le Moulin Rouge, les maisons de divertissement sont des points de référence pour s´amuser et passer un bon moment.

Personnellement, j´ai beaucoup apprécié les représentations du premier.

On peut y admirer la mise en scène d´un opéra, d´une comédie musicale, d´une pièce de théâtre ou d´un tout autre spectacle.

Je ne donnerai que quelques exemples de personnalités qui montèrent sur cette scène, Charles Chaplin, Frank Sinatra, Édith Piaf, Stan Laurel et même Mata Hari… Mis à part ces “Monstres Sacrés”, je ne peux pas oublier l´actrice, chanteuse et danseuse Joséphine Baker, “la Vénus de Bronze”, vêtue de sa petite jupe de bananes.

Anecdote intéressante à son sujet, elle a été honorée de la Croix de Guerre du fait de sa participation et de son aide à la résistance et à l´armée française pendant la seconde guerre mondiale.

Expérimenter les Folies Bergère est féerique à tel point que des artistes lui ont dédié certaines de leurs œuvres.

L´un d´eux, Guy de Maupassant, en fait mention dans l´un de ses romans “Bel Ami”.

Édouard Manet lui consacra une magnifique peinture en 1881, appelé “Un bar aux Folies Bergère”, où l´on peut voir une jeune femme debout devant un miroir.

Je dois souligner que des experts ont remarqué que le reflet dans le miroir est tout à fait impossible. Celui-ci ne correspond pas avec la perspective et la vue que devrait avoir la scène, tant dans la position de la jeune fille comme de l´homme au chapeau et aux moustaches qui se trouve devant elle, à l´extrême droite du tableau.

Cette “erreur” pourrait s´expliquer de deux manières: L´homme ne devrait pas être présent dans le tableau ou bien, le reflet de la jeune femme dans le miroir ne devrait pas exister. Anomalie volontaire de la part de l´artiste ou une simple erreur d´appréciation ?

Je vous laisse, ci-dessous, une image de la toile en question pour illustrer le point.

Mais continuons avec les Folies Bergère.

L´établissement ouvrit ses portes le 2 mai 1869 avec le nom de Folies Trévise. Celui-ci dû être changé suite à la réclamation faite par le Duc de Trévise qui se plaignit que son nom de famille était associé à un cabaret.

Il fut donc changé à Folies Bergère qui n´a rien à voir avec un personnage “important” et qui est tout simplement le nom d´une des rues proche du théâtre.

Une bergère est une personne qui garde les moutons (“pastora” en espagnol) et ce nom ne gêne personne.

Sa première façade était typique des façades des rues de Paris, elle n´était pas laide.

Cependant, dans les années 1930, elle fut refaite dans le style Art Déco ce qui permit d´enjoliver le bâtiment.

Je vous laisse deux vidéos historiques de cet endroit formidable et je vous invite à visiter ce site mémorable et de divertissement.

Besalú, forteresse entre deux rivières

Besalú, forteresse entre deux rivières

J´ai déjà évoqué auparavant, que la grandeur de l´être humain paraît ne pas avoir de limites.

Découvrir, créer, construire, et paradoxalement, détruire.

Apparemment c´est bien là la véritable mission de cette race inquiétante à laquelle nous appartenons.

Mais tant que nous ferons preuve de splendeur, nous devrons lui accorder de l´importance et la valoriser.

Et c´est bien le cas de Besalú. Un château, comme il en existe dans les contes de fées, décrit et mis en vedette dans les livres d´aventures fantastiques et de batailles, ou encore faisant partie de l´atmosphère féerique des écrans cinématographique et télévisé.

Située à proximité de la frontière française, Besalú est une commune de la comarque de Garrotxa, dans la province de Gérone, appartenant à la Communauté Autonome de Catalogne.

Judicieusement, ce site historique et touristique a été classé “Ensemble Historico-Artistique” (classement espagnol). Personnellement, je l´aurais déclaré Patrimoine de l´Humanité. Ce n´est pas tous les jours que quelque chose de si majestueux est construit.

Dotée d´une architecture d´époque médiévale, la ville de Besalú date du Xème siècle. Elle est posée sur une auguste colline qu´elle couronne, le “Cornador”.

Evidemment, avec le temps, beaucoup de choses ont changé, surtout dans le tracé. Mais la cité conserve toujours la richesse de ses bâtiments et de ses constructions.

Un bon exemple est l´incomparable pont par lequel on peut toujours passer pour entrer visiter la ville. Il y a aussi les bains de purification juifs. Ceux-ci témoignent d´une présence et d´une longue histoire dans la cité d´une communauté juive importante. Mais n´oublions pas la typique église du monastère bénédictin de Sant Pere Besalú et San Julián, la Maison Cornellá, l´église de Sant Vicent et l´imposante salle gothique du Palais de la Curie Royale.

Le paysage rural, pour sa part, est absolument charmant et grande partie de son mysticisme consiste en deux belles rivières qui le traversent: Le “Capellada” et le “Fluviá”.

De nos jours, c´est un site touristique de grande importance et plein de vie. Si vous décidez de vous y rendre, n´oubliez pas de goûter le pain fait dans les fours anciens. Il est tout simplement délicieux quand il vient tout juste d´en sortir.

Je laisse un lien avec une vidéo qui décrit plutôt bien Besalú.

Profitons de ce que ce monde nous offre.

L´inattendu “Starfish Prime”

L´inattendu “Starfish Prime”

Avec tout ce qui se passe en ce moment au niveau mondial, ce dimanche, je ressens le besoin d´expliquer un peu ce qu´était le “Starfish Prime”. Je veux parler d´une mésaventure (qui n´a rien d´amusant), un essai expérimental nucléaire hors atmosphère, à haute altitude, peu connu et peu diffusé, mais jugé de grande importance par ceux qui désirent dépasser les limites des connaissances de la fission et de ses usages militaires.

La scène était prête : une île du Pacifique lointaine et isolée, “inhabitée”, du moins d´êtres humains. Les Etats Unis ayant des “droits” sur cette partie géographique sont en pleine lutte contre les Soviétiques. C´est l´ère de la course aux armements, au développement de meilleures armes, à l´exploration de nouvelles technologies et de ressources d´avant-garde. Et comme toujours, l´avidité humaine de faire connaître l´inconnu ressort, tout particulièrement dans le cadre de la dévastation, dans le but de soumettre ses semblables. Je trouve cela si pathétique comparé à la grandeur que nous avons en tant qu´espèce animale ! Nous sommes capables de tant de créations et d´expressions artistiques, d´inventions merveilleuses et de talents sans pareil. Et d´un autre côté, notre race se surpasse dans les degrés de vilenie en vue de détruire tout ce que nous créons de prodigieux !

Mais revenons au Starfish Prime. C´est le nom secret donné à une explosion nucléaire survenue à haute altitude.

Il faut préciser que, depuis 1958, quatre tests avaient déjà été faits à haute altitude avec des missiles à têtes nucléaires. Qu´espéraient-ils ? Ils ne le savaient pas. Ils n´étaient pas certains des résultats ni des effets de ces tests. Ils tâtonnaient : essais et erreurs. Et les conséquences seraient une réalité qui donnerait des réponses seulement après les détonations.

Il était 09:00:09, heure d´Honolulu, le 9 juillet 1962. Et c´est à ce moment, à 400 kilomètres d´altitude que la détonation du projet Starfish a eu lieu. Le missile de type Thor a été lancé au-dessus de l´Océan Pacifique depuis l´île Johnston située à 1445 kilomètres de l´île de Hawaï. Dans l´horizon nocturne, on pouvait voir une boule de lumière blanche qui devint rapidement verte, résultat de la radiation nucléaire se propageant. Bien que la détonation en soit ait duré près de 16 minutes (selon une simulation réalisée en 2006), pendant 90 minutes on pouvait observer de longs bras de lumière blanche étant projetés dans toutes les directions. Vers la fin, il n´y avait plus qu´une ligne rouge dans le firmament. Je n´n’arrive même pas à imaginer ce spectacle digne d´un passage de la Divine Comédie de Dante.

À cet instant, un effet inattendu se produisit, des pulsations électromagnétiques sans précédent apparurent. L´explosion commença à échapper à tout contrôle, dépassant les attentes de tous les impliquées. Ils ne purent même pas obtenir des lectures ni des mesures exactes étant donné que certains instruments commencèrent à devenir instables et d´autres cessèrent carrément de fonctionner. Le résultat fut si intense que l´explosion parut colossale depuis Hawaï. À cet instant, l´expérience cessa d´être secrète. Cet éclat mit en évidence que quelque chose d´extraordinaire venait d´arriver. Les dommages collatéraux ne tardèrent pas à se manifester sur Hawaï. Après quelques minutes seulement, les lignes téléphoniques se retrouvèrent foudroyées, grande partie du système de l´éclairage public fut affecté produisant un black-out, les systèmes d´alarme de la ville arrêtèrent de fonctionner. La Royal New Zealand Air Force qui se trouvait dans les parages à faire des manœuvres anti-sous-marines, dû être assistée depuis terre pour son retour à leur base. Un bateau soviétique qui était en proximité, enregistra l´incident pour informer ses supérieurs. Et bien sûr tout ceci n´est pas le pire. Il faut considérer les ravages de toute la radiation restée dans l´atmosphère. Dans le courant de plusieurs jours après le brillant flash, on pouvait encore voir d´étranges aurores lumineuses. Les particules mirent au moins 5 ans à se dissiper et la contamination nucléaire tombée dans l´océan infectant les eaux ne touche toujours pas à sa fin. Et bien qu´aucune mesure ni données n´ont pu être recueillies dans le but de déterminer les dommages approximatifs, on ne peut que spéculer qu´un ceinturon de particules s´est retrouvé attrapé dans l´atmosphère sans avoir la certitude qu´il aura totalement disparu.

Tout ceci s´est passé en 1962. Et je crois que même aujourd´hui, l´imagination du commun des mortels ne parviendrait pas à réaliser l´étendue réelle de cette expérimentation. Qu´auront-ils construit depuis, que nous ignorons ? Comment auront-ils appliqué ces connaissances ? J´espère que s´ils décident de l´utiliser dans une guerre, nous ne le saurons jamais.

En attendant, je désire seulement que lundi reviendra inlassablement après le week-end.

 

Scientifiques versus puristes

Scientifiques versus puristes

C´est en 1667 que Isaac Newton, personnage de nature formidable et curieuse, disposa ses deux prismes dans différentes positions. La pièce où se déroula l´expérience était dans la quasi obscurité. Seule une petite ouverture permettait la lumière solaire de pénétrer. Le rayon de soleil fit son travail, il passa au travers de l´un des objets cristallins. L´Astre Roi venait de révéler la magie de l´arc-en-ciel en décomposant la lumière en un spectre visible de couleurs. Avec le second prisme il prouva que lorsque la lumière blanche se décomposait, les couleurs étaient visibles. Le symbole emblématique céleste perdit une partie de son charme mythique. Il faut signaler en passant que Newton favorisa seulement 7 couleurs. Ce qui est curieux. Parfois je pense que comme il était scientifique avec une pincée de mysticisme et un esprit d´alchimiste, il choisit ce chiffre parce qu´il est “spécial”.

Jusque-là tout va bien, mais… Presque un siècle plus tard, le fabuleux poète romantique John Keats maudit tant qu´il put cette expérience scientifique. Dans son poème Lamia, écrit en 1820, on peut lire: “Avant, il y avait dans le firmament un arc-en-ciel saisissant, aujourd´hui nous connaissons sa trame, sa texture; il fait partie du catalogue ennuyeux des choses vulgaires. La science coupe les ailes de l´ange, conquiert les mystères avec des règles et des lignes, dépouille l´air de sortilège et les mines de lutins; elle détisse l´arc-en-ciel”.

Voici deux grands penseurs et leurs positions respectives. Je vais essayer d´associer ces deux points de vue en utilisant ce que je considère un bon exemple : Johannes Vermeer Van Delft ; l´un des plus grands peintres de tous les temps. Sa maîtrise de la lumière était sans pareil, presque magique. Chacune de ses magnifiques toiles se composait d´une belle et exquise composition. Sa technique lui permettait de créer une représentation photographique dans chacun de ses tableaux, jamais atteinte avant.

Cependant, on suppose que pour réussir ces tonalités et la perfection si caractéristique de chacune de ses œuvres, Vermeer aurait utilisé comme outil de travail des lentilles optiques, connues sous le nom de camera obscura. Dans le documentaire “Tim´s Vermeer” (film très intéressant et inspirateur, indépendamment du sujet), le milliardaire et génial inventeur Tim Jenison aborde la question de comment, soi-disant, les tableaux de Vermeer ont été créés. Jenison essaya de reproduire la toile “La leçon de musique” de Vermeer. Il lui fallut quatre ans pour l´achever. Avec cette expérience, il tenta de prouver que le peintre fut un artiste hors du commun mais aussi un scientifique sensationnel, associant ainsi les deux arts.

Richard Feynman, Prix Nobel de Physique en 1965, avait un ami poète, (moins bon que Keats bien sûr). En discutant avec lui, s´est déclenchée la polémique concernant la science et sa philosophie afin de percer les mystères de l´existence. L´écrivain reprochait au physiciste : “Pendant que les artistes admirent la beauté de la fleur, les scientifiques la coupent en morceaux jusqu´à la transformer en un objet sans vie”. Feynman conclut la conversation avec cette excellente réflexion: “Le savoir de la science ne fait qu´agrandir l´intérêt, le mystère, l´étonnement et la beauté que la fleur produit”.

En Somme, connaître une fleur dans sa totalité n´empêche pas l´appréciation de sa beauté. Tout comme apprendre la science de l´acoustique ne dévalue pas le plaisir d´écouter mes très chères “Quatre saisons” de Vivaldi.

Beaucoup de tests ou d´avis scientifiques sont comme des œuvres d´art; dans la plupart d´entre eux nous pouvons apprécier la merveille de l´expression et la finesse de la pensée humaine. Prenons le concept d´Espace-Temps de Einstein ou encore les prodigieuses images que nous renvoie le Hubble, tant l´un comme l´autre sont captivants. Ce qui est pertinent c´est la pensée de Einstein, qu´il aura très certainement exprimée avec d´autres mots; mais j´utiliserai les miens: ce qui fait la différence entre la science et le purisme, c´est qu´il n´est pas absolument nécessaire qu´il existe un Bohr, un Mendel ou un Newton pour réussir à déchiffrer la vie ou l´univers. Éventuellement, quelqu´un finira par le faire. Mais rien n´égale les compositions d´un Tchaïkovski, ou “La ronde de nuit” de Rembrandt ou bien rester bouche bée en contemplant l´art romain ou vénitien.

Vive la vie, le purisme et la science!